Vous voulez lancer votre Substack mais vous ne savez pas vraiment par où commencer ? J’ai rassemblé ici tout ce que j’aurais aimé avoir sous la main au départ : les bons réglages, les premières décisions à prendre et quoi faire pendant vos premières semaines de lancement.
Vous avez entendu parler de Substack, vous avez peut-être même ouvert un compte un jour, rempli deux champs, puis refermé l’onglet en vous disant que vous y reviendriez quand vous sauriez quoi mettre dans la case « description »…
J’ai hésité avant d’écrire ce guide, parce qu’il en existe déjà des dizaines en anglais et parce que je passe une bonne partie de mon temps à dire que je n’aime pas les méthodes toutes faites en cinq étapes.
Sauf que mon métier consiste justement à aider des personnes à faire en sorte que leur travail, leurs idées et ce qui compte pour elles soient vus, compris et trouvent leur public.
Alors lorsqu’une plateforme devient à la fois un espace de publication, une newsletter et un lieu de découverte, elle devient assez naturellement mon terrain de jeu favori.
Depuis quelques mois, j’ai donc fait ce que je fais toujours avec un outil qui m’intéresse : j’ai testé, analysé, changé des choses, recommencé, lu beaucoup de guides américains et découvert qu’ils se contredisaient parfois.
Créer techniquement une publication Substack prend très peu de temps. Le plus difficile consiste à savoir ce que vous allez y écrire, à qui vous parlez et pourquoi quelqu’un aurait envie de cliquer sur « S’abonner ».
Si vous hésitez encore entre Substack, Kessel, Beehiiv, Kit ou un outil d’emailing classique, j’écris un dossier complet dédié au choix d’une plateforme de newsletter. Il devrait sortir très bientôt.
Ici, je pars du principe que vous avez choisi Substack.
Je vais vous montrer ce que je ferais aujourd’hui si je repartais de zéro, dans l’ordre, avec ce que je réglerais tout de suite et ce que je laisserais tranquillement pour plus tard.
Au programme :
Substack, c’est quoi exactement
Combien ça coûte
Les quatre questions à régler avant de créer votre compte
Créer votre publication pas à pas
Les cinq éléments qui comptent vraiment
Vos premiers articles
Publier : les réglages à connaître
Trouver vos premiers lecteurs sur Substack
Ce que vous aurez à la fin
À la fin, votre publication sera en ligne, correctement paramétrée et vous aurez suffisamment préparé votre premier article pour pouvoir publier.
Mon conseil 👍 : bloquez vraiment cette demi-journée dans votre agenda plutôt que de grappiller vingt minutes entre deux rendez-vous. Vous éviterez le syndrome du Substack à moitié rempli qui traîne depuis six semaines.
Substack, c’est quoi exactement ?
Pour faire simple : Substack est une plateforme gratuite qui vous permet de publier des textes, de les envoyer par email à vos abonnés et de les laisser en ligne sur un site public, le tout avec un réseau social intégré qui vous aide à trouver des lecteurs.
Dit autrement, la plateforme réunit dans un seul outil des choses qu’on achetait séparément il y a encore quelques années :
une newsletter par email, avec la gestion des abonnés, des envois et des désabonnements ;
un site public où chaque article possède sa propre page, visible par tout le monde et indexable par Google ;
un réseau social interne, appelé Notes, qui ressemble à un fil de messages courts et qui sert à faire circuler ce que vous écrivez ;
une application de lecture, dans laquelle vos abonnés peuvent vous lire et recevoir des notifications ;
de plus en plus de formats en dehors du texte, avec le podcast, la vidéo, les directs (Substack Live) et le chat privé avec vos abonnés, ce qui vous permet de changer de support sans changer d’outil ni redemander à vos lecteurs de s’inscrire quelque part.
Concrètement, vous écrivez un texte, vous cliquez sur publier, il part par email chez vos abonnés et il reste en ligne sur votre espace de publication.
Ce qui change vraiment par rapport à un outil d’emailing classique : Substack peut aussi vous aider à trouver des lecteurs grâce à ses mécanismes de découverte internes. Les recommandations entre publications, Notes, l’application et les classements par catégorie font qu’une newsletter qui démarre de zéro peut trouver ses premiers abonnés sans audience préalable ailleurs.
Traditionnellement, pour lancer une newsletter, il fallait avoir déjà une audience et importer sa base d’adresses mails. les plateformes étaient donc avant tout des outils de fidélisation pour garder le contact avec son audience et non de découverte.
En échange, il y a des choses que Substack ne fait pas ou pas encore très bien selon moi : les séquences automatisées, la segmentation fine de votre liste (possible mais assez limitée), les tunnels de vente, les designs très personnalisés.
Si votre projet repose surtout sur des scénarios automatisés ou une mécanique e-commerce complexe, ce n’est probablement pas l’outil que je choisirais.
Si votre projet repose sur des contenus, une audience et une relation régulière avec des lecteurs, c’est aujourd’hui le meilleur endroit pour commencer.
Substack, c’est pour qui ?
La plateforme fonctionne bien si vous vous reconnaissez dans une de ces situations :
vous écrivez ou aimeriez écrire régulièrement et cherchez un espace où vous pouvez développer une idée sans compter vos caractères
vous avez une expertise, un métier ou un sujet de passion et souhaitez écrire et partager du contenu dessus
vous avez déjà une audience sur LinkedIn, Instagram ou ailleurs et voulez créer un lien direct avec une partie de ces personnes
vous êtes indépendant, auteur, journaliste, artiste, consultant ou créateur
votre newsletter doit aussi devenir une vitrine de votre travail
vous envisagez peut-être de proposer un jour une partie payante.
Il convient moins bien si votre projet nécessite avant tout des automatisations complexes, une boutique de vente, une personnalisation très poussée ou si vous n’avez absolument aucune envie de publier régulièrement.
Combien coûte Substack ?
La plateforme est gratuite tant que vous ne facturez rien à vos lecteurs. Vous pouvez publier, envoyer vos emails et accumuler des abonnés sans payer quoi que ce soit, sans limite de liste.
Le jour où vous activez les abonnements payants, Substack prélève 10 % de vos revenus, auxquels s’ajoutent les frais de Stripe, le prestataire qui encaisse les paiements. Exemple : Sur 100 € d’abonnements, il vous reste donc autour de 87 €.
Deux points rassurants avant de vous lancer :
vos abonnés : Vous pouvez exporter gratuitement votre liste d’adresse mail en un fichier CSV et partir ailleurs sans perdre vos contacts , c’est l’argument phare des pros de substack.
vous pouvez brancher votre propre nom de domaine : Cela vous permet de ne pas construire toute votre visibilité sur une adresse en
.substack.com. ( C’est une option payante d’environ 50 dollars, à régler une seule fois. Je la recommande fortement à moyen terme, mais il n’y a aucune urgence à le faire au lancement.)
Les quatre questions auxquelles répondre avant de créer votre compte
Avant d’ouvrir Substack et de cliquer partout, prenez une feuille, un stylo et trente minutes de votre temps.
Ces quatre questions ne sont pas un exercice de développement personnel : leurs réponses permettront de compléter les champs que la plateforme va vous demander de remplir dans le quart d’heure qui suit.
1. Pourquoi je lance cette newsletter Substack ?
La tentation est de répondre « parce que j’ai envie d’écrire ». C’est vrai, mais la vraie question est : qu’est-ce que vous voulez construire grâce à cette écriture ?
Réunir des lecteurs autour de vos textes, être identifiée sur un sujet, développer une audience pour votre activité, créer un média, préparer un futur projet payant... Vous n’avez pas besoin d’un plan à cinq ans, juste de savoir à peu près ce que vous cherchez.
2. Par quelle porte les gens vont entrer ?
Vous pourrez parler de plein de choses, heureusement. Mais quelqu’un qui ne vous connaît pas a besoin de comprendre vite pourquoi il vous suivrait.
Répondez à cette question : si quelqu’un parlait de ma newsletter à un ami, qu’est-ce que j’aimerais qu’il lui dise ?
La phrase que vous obtenez servira de base à votre description, à votre bio et à votre page À propos.
3. Qu’est-ce que j’ai envie de proposer ici ?
Je ne parle pas du thème. « J’écris sur les livres » ou « j’écris sur le marketing » indique de quoi vous allez parler, pas ce qu’on viendra chercher chez vous.
Est-ce qu’on trouvera des analyses, des conseils applicables, des histoires, de la fiction, des découvertes, des coulisses, des enquêtes ? Demandez-vous simplement ce que le lecteur retrouvera régulièrement en venant vous lire.
4. Quels sont les trois à cinq sujets sur lesquels je vais revenir ?
Listez entre trois et cinq thèmes que vous avez vraiment envie d’aborder, puis regardez s’il existe un fil entre eux. Par exemple :
restaurants, bonnes adresses et voyages donnent un univers art de vivre ;
peinture, carnets d’inspiration et processus créatif donnent un univers créativité ;
IA, outils no-code et automatisation donnent un univers tech.
Le mot commun n’a pas besoin d’apparaître sur votre Substack. Il sert à vérifier que tout cela peut cohabiter sans donner l’impression que vous avez ouvert quatre newsletters différentes dans la même newsletter.
Bonus optionnel : Une liste de noms
Vous pouvez utiliser votre propre nom, créer un nom de publication ou mélanger les deux.
Vous aurez le droit d’y réfléchir plus tard. L’objectif aujourd’hui est surtout de ne pas rester bloqué devant un champ « Nom de la publication ».
À la fin de ces trente minutes, vous devez avoir sur votre feuille :
Créer votre publication Substack pas à pas
Étape 1 : comprendre la différence entre profil et publication
C’est probablement la première subtilité de Substack qui embrouille les nouveaux utilisateurs.
Sur substack, vous avez deux espaces distincts pour un même compte :
votre profil : c’est vous, votre nom, votre photo, votre bio, vos commentaires et vos Notes, votre chat ;
votre publication : c’est votre média : son nom, son identité visuelle, ses articles et ses abonnés.
Et cette distinction existe aussi côté lecteur : quelqu’un peut vous suivre sans être abonné à votre newsletter.
Le follower peut croiser votre activité sur Substack.
L’abonné vous donne son adresse email et reçoit vos publications.
Avec un seul profil, vous pouvez également créer plusieurs publications.
Comprendre ça tout de suite vous évitera pas mal de confusion dans les menus.
Étape 2 : la création du compte
Rendez-vous sur substack.com, cliquez sur le bouton de création, puis connectez-vous par email ou avec un compte Google. La plateforme vous demande ensuite, dans l’ordre :
Renseigner votre adresse email et créer votre compte.
Substack vous demande ensuite de compléter votre profil : votre nom, votre “poignée” (oui la traduction est pas folle) : c’est-à-dire votre identifiant sur la plateforme, une courte biographie, une photo et éventuellement un lien vers l’un de vos autres réseaux.
Gardez en tête ce que nous venons de voir : à ce stade, vous êtes en train de créer votre profil personnel, pas encore votre publication.
Vous devez ensuite sélectionner trois sujets qui vous intéressent. Cette étape sert principalement à personnaliser les publications et les contenus que Substack va vous recommander. Ne passez donc pas vingt minutes à chercher les trois catégories parfaites : vous pourrez évidemment lire et écrire sur bien d’autres sujets ensuite.
Une fois ces étapes terminées, Substack vous propose enfin de créer votre publication. Cliquez sur « Créer ma publication ».
une fois que votre compte est créé,vous pouvez maintenant passer aux choses sérieuses : donner une vraie forme à votre publication.
Et pour commencer, il n’y a pas besoin de régler cinquante paramètres. Je me concentrerais d’abord sur cinq éléments qui comptent vraiment.
Les cinq éléments à travailler en premier
Substack contient énormément de réglages et on a facilement l’impression qu’il faut tous les comprendre avant de publier. Ce n’est pas le cas. Je me concentrerais sur ces cinq-là :
1. Le nom
Votre propre nom, un vrai nom de média ou un mélange des deux : il n’existe pas de bonne réponse. Un nom de média vieillit mieux si vous voulez construire quelque chose qui vous dépasse, votre nom fonctionne très bien si votre visage et votre point de vue sont ce que vous voulez mettre en avant.
2. La bio
La bio joue un rôle important parce que beaucoup de personnes vous découvriront d’abord dans Notes, un commentaire ou une recommandation.
Son travail est simple : permettre de comprendre rapidement qui vous êtes et pourquoi vous êtes ici.
Elle ne doit pas devenir un mini-CV mais elle ne doit pas non plus être un petit fragment de prose mystérieuse…
Ma méthode est très simple : j’écris toujours d’abord une première version très basique mais hyper claire, puis je reviens dessus pour lui donner de la personnalité.
→ La clarté d’abord, la jolie formule personnelle (votre voix) ensuite.
3. La description de la publication
Même logique, en une ou deux phrases. Elle doit permettre à quelqu’un qui découvre votre page de répondre immédiatement à « qu’est-ce que je vais trouver ici ? ». Gardez en tête qu’elle s’affiche à côté du bouton d’abonnement, souvent au moment exact de la décision.
4. La page À propos
La page À propos est souvent l’un des derniers endroits consultés avant de s’abonner. Elle doit donc rassurer rapidement sur quatre points :
ce que vous allez trouver dans cette publication ;
à qui elle s’adresse ;
qui l’écrit et avec quel regard ;
à quel rythme vous pouvez vous attendre à recevoir de nouveaux contenus.
Évitez de commencer par raconter votre parcours en détail. Présentez d’abord le projet et ce qu’il peut apporter au lecteur, puis dites quelques mots sur vous.
Et quand vous aurez déjà publié plusieurs contenus, ajoutez deux ou trois liens pour guider les nouveaux lecteurs.
5. L’email de bienvenue
C’est l’un des réglages que je vous conseille de faire dès le départ.
L’email de bienvenue part automatiquement juste après l’inscription. C’est donc le premier vrai message que reçoit votre nouvel abonné : celui qui le remercie d’être là et qui commence à installer la relation entre vous.
Ne laissez pas simplement le texte par défaut. Profitez-en pour :
remercier la personne pour son inscription ;
rappeler en une ou deux phrases ce qu’elle recevra ;
préciser votre rythme d’envoi si vous l’avez déjà défini ;
éventuellement partager un ou deux contenus pour commencer.
L’objectif est surtout d’éviter le message générique par défaut et de faire en sorte que le premier contact avec votre newsletter ressemble déjà un peu à votre univers.
Et les autres réglages ?
Avec les actions précédentes, vous avez fait le plus important pour commencer et lancer votre newsletter.
Parmi les réglages utiles à prévoir par la suite :
le design de votre publication : choisissez une couleur, une typographie, un logo et une photo de profil cohérents ;
l’import de vos abonnés, si vous avez déjà une liste email ailleurs ;
la création de rubriques ou de pages thématiques, quand vous aurez publié plusieurs articles, pour aider vos lecteurs à s’y retrouver ;
quelques ajustements de navigation ou de mise en page, si vous sentez que votre publication commence à s’étoffer.
Pas besoin de tout peaufiner le jour du lancement. Un design simple et propre suffit largement pour commencer.
Vos premiers articles
Vous n’avez pas besoin de dix articles prêts pour vous lancer. Mais ouvrir une publication avec un unique « bonjour et bienvenue dans ma newsletter » ne donne rien à lire à celui qui vient de vous découvrir.
Je partirais avec trois contenus : un publié, un presque terminé et un troisième assez avancé pour savoir où je vais. Ça suffit largement, et ça vous évite de commencer votre deuxième semaine en fixant un écran vide.
Pour le premier article, vous n’avez pas l’obligation de vous présenter. Vous pouvez montrer directement pourquoi on aurait envie de vous lire, ce qui est une présentation nettement plus efficace.
Trois formats fonctionnent bien :
le manifeste, qui explique ce que vous défendez et pour qui vous écrivez.
l’article “utile”, je ne parle pas forcément d’un tutoriel, mais d’un article représentatif de ce que vous publierez ensuite et qui donne immédiatement la couleur de votre newsletter.
le récit du déclic, qui raconte pourquoi vous ouvrez cet espace maintenant.
Publier votre premier article : les réglages qui font la différence
Écrire et publier un article sur Substack est assez intuitif. Mais avant de cliquer sur « Publier », prenez quelques minutes pour vérifier ces réglages : certains jouent directement sur l’ouverture de votre article, sa visibilité ou sa capacité à vous apporter de nouveaux abonnés.
Le titre
Votre titre va servir à présenter votre article dans Substack et, lorsque vous l’envoyez par email, il joue aussi le rôle d’objet de l’email. Autrement dit : avant de lire votre article, il faut déjà avoir envie de l’ouvrir.
Évitez donc les titres trop vagues ou simplement « jolis ». On doit comprendre suffisamment le sujet pour savoir si l’article nous concerne, tout en gardant une raison de cliquer.
Le sous-titre
Le sous-titre vient compléter le titre. Je l’utilise généralement pour préciser ce que l’article va apporter au lecteur : l’angle, la promesse ou le problème auquel il répond.
Si votre titre intrigue mais ne permet pas de comprendre immédiatement de quoi vous allez parler, c’est notamment ici que vous pouvez apporter cette précision.
Ajoutez un bouton d’abonnement dans vos articles
C’est tout bête, mais pensez-y !
Dans l’éditeur, allez dans Boutons → S’abonner / Subscribe. Substack adapte ensuite automatiquement le bouton à la personne qui lit : un lecteur qui n’est pas encore abonné pourra s’inscrire, tandis qu’un abonné verra son statut actuel.
J’en ajoute au minimum un dans mes articles, notamment sur les contenus susceptibles d’être découverts en dehors de ma base d’abonnés.
Utilisez les tags pour organiser vos contenus
Au moment de publier, vous pouvez attribuer un ou plusieurs “tags” à votre article.
Ils servent avant tout à organiser votre publication. Chaque tag peut disposer de sa propre page, que vous pouvez ensuite ajouter à votre navigation. C’est particulièrement utile lorsque vous commencez à accumuler beaucoup d’articles sur plusieurs sujets, car cela permet de “ranger” vos articles en fonction de vos tags.
Complétez les réglages SEO
Dans votre brouillon, ouvrez Settings puis SEO options. Substack vous permet notamment de modifier le titre SEO, la description SEO et l’URL de votre article. Ces éléments sont distincts du titre affiché à vos abonnés : vous pouvez donc garder un titre plus éditorial pour Substack et utiliser un titre beaucoup plus explicite pour Google.
Même logique pour la description : résumez en une ou deux phrases très concrètes ce que contient l’article et utilisez naturellement les mots que quelqu’un pourrait rechercher.
Choisissez si vous voulez envoyer l’article à vos abonnés
Par défaut, un article est publié sur votre Substack et envoyé par email ainsi que dans l’application.
Mais vous pouvez décocher « Send via email and Substack app inbox » pour publier uniquement sur votre site.
C’est très utile pour créer des contenus de référence, compléter vos archives ou publier une page que vous ne souhaitez pas envoyer à toute votre liste.
Tout ce que vous publiez n’a pas forcément besoin de devenir un email.
Envoyez-vous toujours un email test
Avant un vrai envoi, utilisez Preview → Share → Send test email.
Vous verrez alors l’article tel qu’il arrivera réellement dans une boîte mail. Et le rendu email peut être différent de celui de votre site, notamment au niveau des polices et de la mise en page.
Je vérifie au minimum :
le titre, les premières lignes, les images, les liens et les boutons.
Et surtout le rendu sur téléphone.
Planifiez votre publication
Vous n’avez évidemment pas besoin d’être devant votre ordinateur à l’heure où vous souhaitez publier.
Après avoir cliqué sur Continue, vous pouvez choisir une date et une heure d’envoi et de publication. Substack permet actuellement de programmer un article jusqu’à trois mois à l’avance.
Pratique si vous voulez écrire plusieurs articles à l’avance et garder ensuite une cadence régulière.
À partir de 200 abonnés : testez vos titres
Substack propose également un test A/B des titres.
Le principe est simple : plusieurs variantes sont envoyées à une partie de votre audience, puis Substack compare leur taux d’ouverture et envoie automatiquement la variante gagnante au reste de vos abonnés. La fonctionnalité est accessible à partir de 200 abonnés.
Pour l’activer : Continue → Run a title test.
Substack recommande actuellement de tester sur 50 % de votre liste pendant une heure. Prenez malgré tout les résultats avec recul si vous avez seulement quelques centaines d’abonnés : sur de petits volumes, quelques ouvertures supplémentaires peuvent suffire à faire basculer le résultat.
L’intérêt du test n’est d’ailleurs pas seulement de « gagner » quelques ouvertures sur un article. À force de tester, vous commencez à comprendre les titres auxquels votre propre audience réagit.
Comment être découvert quand on débute
Vous avez fait tous vos réglages et publié vos premiers articles. Très bien, mais maintenant : comment les gens vous trouvent-ils ?
La découverte sur Substack ne se fera pas miraculeusement si vous ne donnez pas à vos contenus une chance de trouver leurs lecteurs.
Je recommande de toujours commencer par les mécanismes qui ne demandent aucune audience de départ, dans cet ordre :
Commenter (le plus sous-estimé mais très efficace)
Choisissez dix à quinze publications de votre univers, d’une taille comparable à la vôtre ou légèrement supérieure si vous débutez, lisez-les vraiment et laissez des commentaires qui ajoutent quelque chose.
Les auteurs cliquent sur les profils des gens qui les lisent bien, leurs lecteurs aussi.
Publier des Notes
Notes est le fil social de Substack, composé de messages courts. C’est souvent une source importante de nouveaux abonnés pour une petite publication.
Evitez les notes promotionnelles, le lien nu sans contexte, le recyclage brut de vos posts LinkedIn et la note qui réclame des abonnements.
Restacker
Le restack est l’équivalent du partage. Restackez avec un commentaire, en expliquant pourquoi vous envoyez ce texte, exactement comme vous le feriez en l’envoyant à un ami. C’est le geste qui vous rend visible auprès de l’auteur et de ses lecteurs en même temps. Mais ne le faites pas en masse juste pour gratter l’amitié, cela n’a aucun intérêt et ça se voit !
Recommander d’autres publications
Le système de recommandations vous permet d’afficher d’autres newsletters au moment où quelqu’un s’abonne à la vôtre, et réciproquement. Commencez par recommander sincèrement trois à cinq publications de taille à peu près équivalente, que vous lisez vraiment.
Certaines recommandations deviennent ensuite réciproques, mais ne les faites pas dans cet objectif. Les recommandations peuvent devenir un levier de croissance intéressant lorsqu’elles sont cohérentes avec votre univers.
Si je recommençais demain
Je passerais beaucoup plus de temps à réfléchir à ce que je veux écrire, à qui je veux parler et à la raison pour laquelle quelqu’un aurait envie de revenir.
Je passerais beaucoup moins de temps sur des détails visuels que personne ne remarquera.
Je préparerais trois bons contenus, je soignerais ma bio, ma description, ma page À propos et mon email de bienvenue, puis je publierais.
J’apprendrais le reste en marchant : Notes, recommandations, référencement, parrainage, communauté ….
Et maintenant ?
Votre Substack va évoluer, comme celui de tout le monde, y compris ceux qui semblent avoir toujours su exactement ce qu’ils faisaient.
J’ai modifié Le Favori plusieurs fois depuis son lancement, gardé certaines choses, abandonné d’autres, changé des formulations dont j’étais pourtant convaincue trois semaines plus tôt.
Certaines choses ne s’apprennent qu’en publiant !
Je vous souhaite une belle aventure Substack !
À très vite !
Émilie
Pour aller plus loin :
Grandir sur Substack : quels conseils suivre en 2026 ?
Pourquoi s’abonne-t-on à une newsletter ?
Comment trouver sa voix et devenir reconnaissable dès les premières lignes












