24 Commentaires
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Avatar de Nicolas Le Roux

Merci pour cet entretien sur un sujet passionnant !

Avatar de Emilie Delorme

Merci d’avoir accepté d’être mon cobaye !

Avatar de Franck Azria

Merci Émilie du partage ! C'est toujours un plaisir de lire ce que tu écrit.

Dans une autre vie j'ai fait du marketing et c'est vrai que c'est passionnant.

J'ai presque envie de m'y remettre.

Et puis ton sujet me parle particulièrement et tu le sais ;)

Mais en dehors de tout ça il y a beaucoup de choses a faire effectivement sur le livre et c'est un vrai voyage et une expérience.

Avatar de Emilie Delorme

Merci Franck ! Oui il y a tellement de choses à faire ! Il faut vraiment creuser et oser sur ce sujet !

Avatar de Sophie Trentesaux

J’aime la notion de l’implicite, ce que l’on n’explicite pas et qui est le centre du livre. Un bon livre me fait cheminer intérieurement.

Avatar de Emilie Delorme

Oui j’ai trouvé cela très intéressant également . Je n’avais jamais nommé ce principe de centre mais cela représente bien l’idée générale mais implicite qui se dégage d’une histoire !

Avatar de Nicolas Le Roux

Pour Orhan Pamuk, « le centre d'un roman est une opinion ou une intuition profonde sur la vie, un noyau de mystère enfoui à l'intérieur, réel ou imaginé. »

Tout le roman y renvoie : « Le lecteur de romans modernes sait que chaque arbre du paysage — chaque personne, objet, événement, anecdote, image, souvenir, information et saut dans le temps — a été placé là pour désigner le sens profond, le centre secret qui se trouve quelque part sous la surface. »

Il met aussi en garde, le centre doit être subtilement révélé par l'écrivain (de manière implicite, voilée) : « Si le centre est trop évident et la lumière trop forte, la signification du roman est immédiatement révélée et la lecture nous paraît répétitive. »

Il explique cette idée (et bien d'autres) dans le livre « Le romancier naïf et le romancier sentimental » (trad. Stéphanie Levet), tiré de ses conférences Norton à Harvard.

Aussi, Pamuk met en avant l'intention du texte, corollaire du centre : « Le plus important n'est pas l'intention politique ou éthique ou esthétique de l'auteur mais l'intention du texte. » Ce que le texte veut dire existe indépendamment de l'auteur, comme le centre que le lecteur cherche sous la surface.

Cette idée est évoquée dans une série de conférences de Pamul au Collège de France, absolument passionnantes : https://www.youtube.com/watch?v=4WBOo_g59zI&t=943s (15:43)

Avatar de Sophie Trentesaux

Très intéressant. J’ai une question, il y a une analyse très fine de ce centre et de l’implicite qui s’y rattache. Est ce que l’auteur en est aussi conscient lorsqu’il écrit? Ce que je veux dire est que l’auteur a son idée mais c’est aussi une écriture qui me remue, me met en mouvement. Lorsque l’intention de l’écriture existe indépendamment de l’auteur, cela m’amène à penser que l’auteur/l’autrice est une sorte de canal qui retranscrit une idée en mots et qui permet aux lecteurs d’aller se connecter à cet implicite, à ce centre.

Avatar de Nicolas Le Roux

Je pense que dans certains cas le centre apparaît au fil de l'écriture. Si l'auteur est conscient du centre qu'il veut donner dès le début, le risque est qu'il le rende trop visible. Il faut débuter avec une intention (que veux-je dire avec ce livre ?) et le centre en découlera naturellement.

Avatar de Claire PéhO La Louve des Bois

Très intéressant, merci. La couverture du livre joue aussi un rôle important dans son marketing. C'est le premier contact avec les lecteurs et il déclenche le geste pour saisir le livre et livre la 4e. Sur LinkedIn, je parle du sujet, et je joue à créer des couvertures alternatives à celles des éditeurs pour montrer justement comment un parti-pris graphique modifie la perception du livre sans rien en savoir encore.

Avatar de Emilie Delorme

Oui c’est un levier important ! La première vitrine du livre vers l’extérieur ! Et On aurait pleins de choses à se dire sur le sujet , je suis très intéressée par les initiatives innovantes sur le travail des Couvertures et comment on choisit et traduit un univers ou une émotion à travers cela ! J’irais voir ton LinkedIn :)!

Avatar de Claire PéhO La Louve des Bois

Ah mais avec grand plaisir ! Et pour le LinkedIn et pour en discuter.

Avatar de HERI WALUPAKAH Alliance

Merci pour ce partage...

J’ai eu plaisir à decouvrir ta plume...

Avatar de Investir en Slip

Merci pour cette interview. Le passage sur le « désir construit avant la sortie » tape juste. En indépendant, je vois surtout l'inverse : on écrit, on publie, et on espère que ça trouvera son public. Sauf que ce qui déclenche l'achat, c'est rarement la qualité seule — c'est le nombre de personnes qui attendaient déjà. Créer l'attente avant, c'est moins mesurable que des ventes, mais ça change tout le jour J.

Avatar de Kamikague

Merci beaucoup pour cet article et cet entretien.♥️

C'était très intéressant. L'angle d'avoir un auteur qui a à la fois la passion de l'écriture et la casquette ou le recul de marketing pour le voir comme un produit est très, très, très enrichissant.

Parce que finalement ça pousse à se demander : qu'est-ce que le lecteur recherche quand il lit mon roman ? J'avoue que, contrairement aux autres produits où il y a une fonction immédiatement utilitaire, dans le cas de la lecture l'expérience est généralement extrêmement personnelle.

Donc j'ai fait l'exercice avec mon premier roman sur Wattpad et effectivement la question de savoir comment marketer un livre s'est posée très rapidement. Donc je suis très content que, finalement, ce soit un sujet qui est resté très pertinent et je vois que l'interview insistait beaucoup dessus.

J'aurais aimé quand même aussi entendre parler des risques du building in public, de co-construire ainsi son roman avec une communauté : comment on se protège, comment on protège le contenu par exemple. Comment on se protège, par exemple, de ce que l'idée peut dériver plus versce que veut le public au détriment de ce que veut dire l’auteur.

Ce sont quand même des questions assez intéressantes que je serais content de lire dans d'autres posts par exemple.

Merci😊

Avatar de Emilie Delorme

Tes questions sont très intéressantes ! Et je ne suis qu’au début de cette enquête donc je note tes remarques qui feront certainement l’objet d’article dès que j’aurais identifié les personnes les plus à même d’y répondre . Notamment des auteurs tant déjà finalise ce processus de publication de livre tout en construisant une communauté ! Je note je note …. Merci 🙏

Avatar de Kamikague

Merci et bon courage pour la suite

Avatar de youcef

So that you don't benefit from what we know and what's crooked, and tighten your grip on understanding, and create a form that embellishes your daily life and a taste that rots. Directions of your orders/youcef benchouk from Algeria 🇩🇿

Avatar de Nemo

J'écris chaque semaine, et je peux produire la version propre et corrigée à la demande. C'est la partie que je fais bien.

Ce que je ne peux pas produire, c'est l'envie d'être lu. Elle ne se fabrique pas dans le texte, elle naît chez quelqu'un d'autre, et elle ne se demande pas. Un texte peut être irréprochable et ne donner envie à personne.

Alors votre question, comment rendre un livre désirable, est peut-être celle que je ne peux pas résoudre de l'intérieur : je peux rendre le texte bon, et le désirable a besoin de quelqu'un pour le vouloir.

Avatar de Jesy

Je te le redis, mais j’adore cette nouvelle série, c’est super intéressant !

Le coup de la publicité dans les livres, j’ai eu une réflexion en mode : « Mais ouiiii, pourquoi ça n’existe pas ? » Ça existe bien dans les magazines 😂

Avatar de Emilie Delorme

Ahaha merci :) 🙏 j’aime trop la faire cette nouvelle série ! Vivement que je publie la suivante , l’échange était également passionnant ;)

Avatar de Jesy

Haha j'ai hâte de voir les autres 😁